Le secteur des thérapies cellulaires appelle à un système de tax shelter en Belgique

Cinq sociétés biotechnologiques spécialisées en thérapies cellulaires ont présenté mardi la plate-forme "Co-ACT" dont l'objectif est de consolider le secteur en Belgique. Elles plaident, entre autres, pour plus de clarté dans la législation européenne et fédérale actuelle ainsi que pour un système de financement de type tax shelter, comme appliqué dans l'audio-visuel. Beta-Cell, Bone Therapeutics, Cardio BioSciences, Promethera Biosciences et TiGenix, via Co-ACT, veulent consolider la réputation des PME belges actives dans les médicaments de thérapies cellulaires. Il faut en effet savoir qu'une directive européenne permet aux médecins hospitaliers de fabriquer leurs propres médicaments à base de cellules sans être soumis aux mêmes contraintes que les entreprises. C'est le principe de l'"exemption hospitalière".
"En terme de capitalisation, notre pays occupe la seconde place en Europe, derrière la Grande-Bretagne. Nos connaissances, notre savoir-faire, notre personnel à haute valeur ajoutée, sont partout loués", explique Cathy Plasman, secrétaire général de bio.be.
Pourtant, ces cinq "spin off" mettent en garde et pointent deux freins à la croissance du secteur, qui selon leurs propres prévisions, pourrait employer directement ou indirectement 2.000 personnes à l'horizon 2017.
Il y a tout d'abord un souci de financement. "Les soutiens au lancement de l'activité sont présents et nos PME en profitent jusqu'à la première phase de tests cliniques. Mais, commercialiser un médicament est un processus long. C'est plus tard que les besoins de trésorerie sont vitaux", commente Patrick Jeanmart, CFO de Cardio3 BioSciences.
Comme le climat économique actuel ne favorise pas le capital-risque de groupements d'investisseurs, les sources de financement sont assez réduites. "Nous n'entendons ni faire du surplace, ni délocaliser l'activité, donc nous pensons qu'un système de tax shelter serait idéal pour les PME biotech. Tout le monde s'y retrouverait. Entreprises et particuliers pourraient investir avec le mécanisme fiscal en guise de parachute. Et l'Etat pourrait aussi profiter des futures rentrées fiscales et des créations d'emplois dans le secteur", détaille M. Jeanmart.
D'un point de vue réglementaire, ensuite, appel est lancé en direction des instances politiques afin de créer un "cadre moins défavorable par rapport aux pays voisins", précise Co-ACT. Aujourd'hui, les entreprises spécialisées en thérapies cellulaires sont dans l'obligation de passer par des centres hospitaliers pour obtenir cellules et tissus pour procéder à leurs recherches.
En outre, une directive européenne permet aux médecins hospitaliers de fabriquer leurs propres médicaments à base de cellules sans être soumis aux mêmes contraintes que les entreprises. C'est le principe de l'"exemption hospitalière".
Des discussions sur les sujets sont actuellement en cours avec les différents niveaux de pouvoir du pays. Johan Van de Lanotte, ministre fédéral de l'Economie, a déjà réagi en disant que le gouvernement était ouvert à la discussion pour trouver des solutions mais dans les limites du budget actuel.
Belga