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Formulaire RX : le GBO calme le jeu

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Le GBO tient à remettre l'église au milieu du village quant au nouveau formulaire RX dont tout le monde (ou presque) parle. " Seules les rubriques sont obligatoires, pas le document ", pointe le Dr Vollemaere. Tout en soulevant, comme à son habitude, d'autres lièvres.

Nicolas de Pape - 28 février 2013

Paul Vollemaere (GBO/Cartel) ne conteste pas l'utilité de mentionner " tout élément pertinent lors de la rédaction d'une demande d'imagerie et d'encourager les prescripteurs à rédiger des demandes claires et motivées ", mais " la dénomination des rubriques et la manière dont la concertation s'est déroulée avec les représentants de la profession sont contestables ", pointe-t-il.
Le projet a bien été discuté en médico-mut mais " aucun vote n'a eu lieu à ce propos avant la publication au Moniteur, et avec une communication confidentielle aux premiers concernés ". Aucune circulaire n'a été envoyée, seulement une mention dans la newsletter de l'Inami.
Ce qui n'empêche pas plusieurs problèmes de surgir, selon le MG de Berchem-Sainte-Agathe :
1. Le patient belge moyen reste un des plus irradiés médicaux d'Europe, soit trois fois plus que le patient moyen hollandais, ceci concerne les radiographies et scanners.
2. Un certain nombre de scanners pourraient être avantageusement remplacés par une résonance magnétique nucléaire (si le nombre d'appareils était deux fois plus nombreux).
3. En terme de radioprotection, le port d'un dosimètre par le patient est peu réaliste, la comptabilisation des radiations au sein d'un dossier médical partagé, ou d'une base de données dédiée l'est beaucoup plus.
4. Les recommandations du concillium radiologicum ont déjà plus de dix ans et sont remises régulièrement à jour, mais leur application reste confidentielle (la labellisation des logiciens ne les prévoit pas)
5. Le volume global d'imagerie prescrite reste encore élevé et excessif, mais ceci n'est pas dû à la mauvaise volonté du prescripteur, plutôt à la méconnaissance des examens antérieurement réalisés par le prescripteur et une médecine relativement défensive.
6. Le MG est moins " dominant " en matière d'imagerie, d'autant que " les volumes de prescriptions d'imagerie sont biaisés par un nombre non négligeable de praticiens 003-004 pratiquant en institution, et les examens prescrits dans ce cadre ne peuvent toujours pas être distingués clairement de ceux prescrits en médecine générale ambulatoire de première ligne ".
7. Les profils envoyés aux spécialistes semblent moins efficaces que ceux envoyés aux MG, de même que la formation des assistants spécialistes qui, en matière d'imagerie, pèche un peu.

N.d.P.

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