Dépistage mammographique : une enquête du NEJM auprès de ses lecteurs
Le New England Journal of Medicine a récemment organisé un sondage auprès de ses lecteurs pour obtenir leurs avis sur le dépistage mammographique.
Et ce à la suite d'un article paru en novembre 2012 sur le sujet (Bleyer A et Welch HG. N Engl J Med. 2012;367:1998), qui concluait que "malgré des augmentations substantielles dans le nombre de cas de cancer du sein détectés à un stade précoce, le dépistage mammographique n'a que marginalement réduit le taux auquel les femmes se présentent avec des cancers du sein avancés" et que "bien qu'il ne soit pas certain quelles femmes ont été affectées, le déséquilibre suggère qu'il y a un diagnostic par excès substantiel, rendant compte de près d'un tiers de tous les cancers du sein nouvellement diagnostiqués et que le dépistage n'a, au mieux, qu'un petite effet sur le taux de décès par cancer du sein"
Trois experts ont donné leur point de vue sur le sujet, le premier défendant le dépistage à partir de 40 ans, le deuxième basé sur les recommandations de l'U.S. Preventive Services Task Force (USPSTF) suggérant de dépister les femmes tous les deux ans à partir de 50 ans et le troisième se prononçant contre le dépistage systématique du fait du faible bénéfice absolu et du risque lié au surdiagnostic.
1 240 lecteurs ont voté pour donner leur avis sur ce sujet délicat. 30% ont voté pour le début du dépistage à 40 ans, 44% pour l'initiation du dépistage à 50 ans, tandis que 17% ne soutenaient pas le dépistage de routine.
(référence : Colbert JA et Adler JN. N Engl J Med. 2013;368:e12)