Deux médecins mouscronnois poursuivis pour homicide involontaire
Deux gynécologues mouscronnois sont poursuivis devant le tribunal correctionnel de Tournai pour un homicide involontaire causé par un défaut de prévoyance ou de précaution mais ils ne risquent pas une peine lourde en raison de l'ancienneté des faits. La défense a plaidé l'acquittement des deux médecins. Le 5 avril 2004, une patiente, opérée d'une hystérectomie le 31 mars 2004, succombait après un double arrêt cardiaque consécutif à une péritonite et à un choc sceptique.
La fille de la défunte avait déposé une plainte contre les deux médecins qui auraient fait preuve de négligence dans le suivi postopératoire, selon un avis rendu par un collège d'experts en médecine.
Les médecins et leurs avocats ont contesté ce rapport rendu a posteriori. L'avocat du gynécologue qui avait opéré la défunte âgée de 63 ans a notamment contesté ce rapport sur le fait que les experts n'avaient pas entendu les deux médecins poursuivis avant de rendre un avis.
Avant de prendre un jour de congé, le gynécologue qui avait pratiqué l'acte chirurgical avait chargé son collègue de surveiller sa patiente qui n'était pas bien mais qui ne présentait aucun signe de péritonite 48 heures avant sa mort. "Il a vu une enrayure sur l'intestin grêle lors de l'opération et il a suturé la plaie", a raconté Me Morel, avocat de la défense. Une infirmière prétend le contraire. Mais c'est une autre enrayure, qui n'a pas été perçue lors de l'opération qui s'est ouverte quand le transit intestinal de la patiente s'est remis en route.
Un jugement est attendu vers la moitié du mois d'avril.
Belga