Pensions : ce qu'il faut faire
Les chambres syndicales Hainaut-Namur-Brabant wallon donnent quelques conseils à la ministre Sabine Laruelle, ministre des classes moyennes, des PME et des indépendants, pour pouvoir intégrer les médecins dans la future réforme des pensions. Notamment que les stagiaires puissent cotiser à la pension des indépendants.
Le Dr Roland Lemye a pris connaissance du projet d'arrêté co-signé par Sabine Laruelle et Alexander De Croo, ministre des Pensions, censé mettre fin à la limitation de revenu cumulé avec la pension à condition de justifier 42 ans de cotisation.
Lemye fait remarquer en préambule dans une lettre qu'il adresse à la fois à la ministre MR et aux autres partis politiques francophones que " si cet arrêté est destiné à compenser la faiblesse des pensions, on pourrait se demander si justement [la faculté de cumuler pension et revenus] ne devrait pas s'étendre au contraire à ceux qui n'ont pas 42 ans de carrière et qui de ce fait n'ont pas de carrière complète ", c'est-à-dire les médecins. Ceux-ci, commençant leur carrière vers 25 ans au mieux ne peuvent atteindre plus de 40 ans de carrière à 65 ans comme on l'a répété dans nos médias.
Surtout, fait observer Lemye, que la formation, qui est passée de 3 à 6 ans de stage dans un statut de quasi salarié " interdit toute cotisation de pension dans le but d'alléger les charges des hôpitaux ". C'est d'ailleurs pourquoi la possibilité de " rachat de cotisation " a été étendue à ces périodes de stage, souligne le généraliste de Courcelles. " Mais l'absence d'assimilation de ces rachats [pour obtenir une pension complète]", ajoute le Dr Lemye, " ne permettra pas non plus de bénéficier de l'avantage du cumul de revenus professionnels illimité. On en voit mal la raison puisqu'il s'agit de cotisations payées. "
Les chambres syndicales de Braine proposent donc de stipuler expressément dans l'Arrêté l'assimilation des cotisations rachetées aux cotisations payées régulièrement et d'octroyer " le droit pour les stagiaires candidats généralistes et spécialistes de cotiser à la pension d'indépendant puisque juridiquement le statut de salarié ne leur est pas reconnu. Leur refuser toute possibilité de justifier d'une pension légale complète semble discriminatoire et rompt l'égalité des citoyens " conclut le vice-président de l'Absym.
N.d.P.