Large soutien du côté flamand pour une extension de la loi sur l'euthanasie aux mineurs

Une large majorité semble se dégager, surtout du côté flamand, en faveur d'un texte de consensus pour un élargissement de la loi autorisant l'euthanasie sous certaines conditions aux mineurs.
C'est en tout cas ce qui est apparu mercredi à l'issue d'une deuxième série d'auditions en Commissions jointes de la Justice et des Affaires sociales du Sénat. Une discussion s'est engagée lorsque Jean-Jacques De Gucht (Open Vld) a demandé qu'outre la poursuite des auditions, les commissions entament également une discussion politique sur les points qui ont déjà été abordés lors des auditions précédentes, ce qui est le cas pour les mineurs.
Guy Swennen (sp.a) a également plaidé en ce sens. Pour lui, il faudrait aussi augmenter le tempo des auditions. Elles devraient devenir hebdomadaires alors qu'elles sont actuellement organisées toutes les deux semaines. Elke Sleurs (N-VA), présidente de la commission des Affaires sociales, s'est dite d'accord avec cette proposition. Elle doit toutefois encore se concerter avec le président de la commission de la Justice Alain Courtois (MR), absent mercredi.
Le travail législatif pourrait débuter sur la base d'un texte de consensus élaboré par la commission, ont indiqué Freya Piryns (Groen) et Rik Torfs (CD&V). Ce dernier a fait remarquer que pour les démocrates chrétiens, l'euthanasie ne pourrait être autorisée pour les mineurs si l'on ne fait valoir que des souffrances psychiques insupportables. "Alors, nous collaborerions au suicide, ce que nous voulons éviter à tout prix", a dit M. Torfs.
Dans deux semaines, les commissions entameront les auditions sur le deuxième volet, à savoir l'euthanasie pour les personnes atteintes de démence ou de maladies neurogénétiques.
Les évêques de Belgique s'y sont eux déclarés opposés.
Belga