La Fédération belge des psychologues souhaite le remboursement du suivi psychologique prodigué aux enfants
La Fédération belge des psychologues indique qu'il existe, outre les traitements médicamenteux, la possibilité d'un suivi psychologique pour les enfants atteints de certains types d'affections. Ces professionnels réagissent ainsi à l'annonce de la hausse de la consommation de médicaments chez les enfants, et font remarquer que l'Inami ne rembourse pas ces traitements, ce qui les rend moins accessibles.
La Fédération ne prétend pas qu'il faille remplacer totalement les médicaments par des traitements psychologiques, mais estime que ces deux pistes peuvent se compléter. "Il existe, par exemple, des enfants qui souffrent de surpoids pour une raison physiologique et pour lesquels l'option médicamenteuse est la plus indiquée. Mais nous constatons que la prise de médicaments est souvent choisie par facilité", affirme Koen Lowet de la Fédération. "Avaler rapidement une pilule permettrait de régler le problème, alors que les causes plus profondes, telles le manque d'exercice physique ou un approche pédagogique inefficace, ne sont pas examinées".
Koen Lowet en attribue la cause principale au fait que notre système de soins de santé est très médicalisé. "La Belgique est dans le peloton de tête du classement des pays où l'on consomme le plus de médicaments. Nous le constatons aussi dans les soins de santé mentale où nous voyons également une grande consommation de médicaments."
La non-reconnaissance de la psychologie clinique peut aussi expliquer cet état des choses, selon la Fédération. La ministre Onkelinx a déjà annoncé plusieurs fois son souhait de faire reconnaître la profession. Mais à l'heure qu'il est, le groupe de travail n'a toujours pas entamé ses travaux. La Fédération craint que, la fin de la législature approchant, la question soit à nouveau reportée.