Stimulation cérébrale profonde pour anorexie mentale
Certains cas d'anorexie mentale sont particulièrement difficiles à traiter, aboutissant parfois au décès des patient(e)s.
C'est d'ailleurs l'une des affections mentales ayant les taux de mortalité les plus élevés.
Classiquement, les possibilités thérapeutiques, particulièrement dans les cas sévères, sont plutôt limitées.
D'où l'intérêt de cette nouvelle étude pilote de phase 1 canadienne portant sur la stimulation cérébrale profonde (DBS), une technique déjà utilisée pour une série d'autres affections, comme le Parkinson ou la dépression profonde.
La DBS s'avère associée à divers effets secondaires, dont un seul, à savoir les crises épileptiformes, est vraiment sérieux.
La technique est en fait associée, après 6 mois de stimulation, à des améliorations au niveau de l'humeur, de l'anxiété, de la régulation des affects, ainsi que des obsessions et compulsions liées à l'anorexie mentale chez certains patients et de qualité de vie chez d'autres.
(référence : Lipsman N et al. Lancet. 2012;doi:10.1016/S0140-6736(12)62188-6)