Diagnostic en excès pour la mammographie de dépistage au Danemark
On sait que si le dépistage du cancer est d'une utilité indiscutée pour un certain nombre d'affections cancéreuses, comme le cancer du côlon, il est de plus en plus controversé dans deux cas précis, celui du sein et celui de la prostate.
Le risque du dépistage systématique, dans ces deux cas, est celui du sur-diagnostic.
Une crainte que vient alimenter une nouvelle étude danoise fondée sur deux programmes de dépistage de population au long cours.
Il s'agit des programmes de la municipalité de Copenhague (depuis 1991) et du comté de Funen (depuis 1993).
Ce sont au total près de 58 000 femmes, âgées de 56 à 69 ans, qui ont ainsi été dépistées depuis le démarrage des programmes concernés.
Les auteurs concluent que pour ces deux programmes combinés, le taux de diagnostic par excès se situe sans doute aux environs de 2,3% pour les femmes ciblées et entre 1 et 5% parmi l'ensemble des participantes.
(référence : Njor SH et al. BMJ. 2013;346:f1064)