La KU Leuven étudie la possibilité de nouveaux médicaments issus des profondeurs marines
Les scientifiques de la KU Leuven examineront, au cours des années à venir, quelque 18.000 extraits de micro-organismes issus des fonds marins, dans le cadre d'un projet européen intitulé PharmaSea. Ce projet a pour objectif d'identifier plusieurs familles de molécules intéressantes pour l'étude et le traitement contre l'épilepsie ou d'autres troubles du système nerveux central, a annoncé l'université louvaniste mercredi, dans un communiqué.
Le projet PharmaSea, qui a débuté en octobre 2012, durera quatre ans. Il réunit 24 partenaires issus de 14 pays. Les expériences menées impliquent l'isolation de micro-organismes issus d'échantillons de boue et de sédiments collectés dans les fonds marins. Le laboratoire de biodiversité moléculaire de la KU Leuven sera chargé d'examiner ces micro-organismes, capables de produire des milliers de molécules, afin d'y identifier d'éventuels composants aux propriétés médicinales.
La diversité génétique de la vie marine est sans doute beaucoup plus grande que celle présente sur terre. L'examen des profondeurs de la mer constitue dès lors une "opportunité unique" pour les scientifiques.
A l'issue de cette expérience - la première d'une telle ampleur, selon le professeur Peter De Witte de la KU Leuven - les scientifiques espèrent pouvoir développer de nouveaux traitements contre l'épilepsie. A l'heure actuelle, plus de 30% des patients ne réagissent plus aux médications existantes. En Belgique, quelque 7.000 personnes souffrent de cette affection neurologique. De nouvelles possibilités dans le domaine des antibiotiques sont également attendues grâce à la découverte potentielle de nouvelles bactéries marines.