Crise et réforme de l'Etat : où va la kiné ?
Axxon, l'unique association professionnelle représentative des kinésithérapeutes belges a tenu une conférence dont le thème était " La kinésithérapie : où va-t-on ? ".
A côté des revendications bien connues des kinés, deux points étaient à l'ordre du jour :
- La kinésithérapie et la crise socio-économique
- La kinésithérapie et la 6e réforme de l'Etat
Les kinésithérapeutes disent avoir déjà effectué un effort important dans le cadre de la convention, mais soulignent que les autorités exigeaient du secteur de la kinésithérapie 8,5 millions d'euros d'économie en mesures structurelles afin de leur accorder l'indexation des honoraires en 2013.
Axxon dit les avoir réalisées par la suppression des petites séances, la suppression de la deuxième séance journalière et en diminuant les frais de déplacement. Les kinésithérapeutes ont donc agi en citoyens responsables, mais" il n'est plus question d'en demander davantage à notre secteur", affirment-ils.
Pour Axxon, on ne peut aller plus loin dans les restrictions, car ce serait préjudiciable en premier lieu à la population belge dans le cadre du suivi de ses soins.
" En ce qui concerne la 6e réforme de l'Etat (accord institutionnel d'octobre 2011), on parle depuis des mois de transfert des compétences vers les entités fédérées : même si nous sommes bien au fait que l'autorité fédérale gardera la gestion des conventions Inami des prestataires de soins, un pan entier des compétences transférées s'adresse aux soins de santé et à l'aide aux personnes. Dans plusieurs de ces secteurs, les kinésithérapeutes sont directement concernés. "
Alors que la communauté flamande, en la personne du ministre Vandeurzen, a organisé des conférences avec les prestataires de soins afin de discuter de l'organisation des compétences transférées, jusqu'à établir un planning de réunions déjà bien entamé, du côté francophone nous sommes encore et toujours à l'image de Soeur Anne, nous ne voyons rien venir, conclut Axxon.