Une task force pour Vivalia et le SMUR de Bra-sur-Lienne
L'intercommunale des soins de santé de la province de Luxembourg Vivalia et le service d'urgences de Bra-sur-Lienne ont décidé mercredi d'organiser un groupe de travail qui se réunira à chaque fois que les services d'urgences des deux entités n'apporteront pas la réponse adéquate face à une situation. Cette décision fait suite à la prise en charge chaotique d'un blessé polytraumatisé, fin février.
Dans la nuit du 21 au 22 février, les urgences de l'hôpital de Bastogne ont refusé de prendre en charge un accidenté de la route, car elles accueillaient déjà l'autre blessé grave de ce même accident. Les urgences de Libramont, bondées, ont considéré que l'établissement hospitaliser n'était pas le mieux adapté pour recevoir le blessé, et celles de Marche-en-Famenne ne disposaient pas de place disponible. Finalement, le blessé prendra la direction d'Arlon, mais cette hésitation aurait pu lui être fatale.
"Il y a eu un incident", avoue Philippe Hanin, le responsable des services des urgences au sein de Vivalia, qui ne veut pas parler de dysfonctionnement dans le traitement de ce patient. "On a remarqué des difficultés de communication entre les urgences et le SMUR de Bra. Nous étudierons donc un protocole de travail en commun. Il faut se servir des incidents pour progresser."
"On souffre clairement d'un manque de connaissance des uns et des autres", souligne pour sa part le directeur général de Vivalia, Pierre-Yves Evard.
Cette "task force" se réunira chaque fois que les services d'urgences des deux entités ne réagiront pas de manière adéquate face à une situation. Une organisation bien nécessaire quand on sait que Vivilia compte investir également dans un hélicoptère en soutien des services d'urgences.