La qualité de l'air à l'est de Charleroi n'est pas catastrophique (Henry)

Les mesures de la qualité de l'air effectuées dans les quatre communes à l'est de Charleroi ne sont pas catastrophiques mais ne sont pas bonnes non plus, a affirmé mardi le ministre wallon de l'Environnement, Philippe Henry.
A la demande du ministre, l'Agence wallonne de l'air et du climat (AwAC) avait chargé fin 2011 l'Institut scientifique de service public (ISSeP) d'évaluer la qualité de l'air dans quatre communes situées à l'est de Charleroi (Châtelet, Fleurus, Farciennes, Aiseau-Presles). Un rapport de l'Observatoire de la santé en Hainaut avait auparavant pointé notammentune mortalité supérieure à la moyenne hennuyère pour les hommes âgés de moins de 65 ans.
Pour récolter les données qui lui étaient utiles, l'ISSeP a placé durant quelques mois neuf stations de mesure sur le territoire concerné. Selon le responsable de AwAC Benoît De Bast, les résultats collectés n'indiquent pas des concentrations en particules fines, en moyenne annuelle, supérieures à ce qu'impose la directive européenne relative à la qualité de l'air (40 microgrammes par m3).
"En revanche, sur trois stations, le nombre de dépassements autorisés annuellement est supérieur à ce que tolèrent les autorités européennes", a-t-il affirmé au cours d'une conférence de presse. Selon lui, les valeurs récoltées témoignent de la présence d'un environnement industriel.
Pour lutter contre ces dépassements, M. Henry a notamment recommandé aux communes d'entrer en contact avec les entreprises concernées, notamment le producteur d'acier Aperam. Des mesures simples intégrées à un plan de réduction des émissions diffuses peuvent participer à réduire le phénomène.
"Toutefois, il est difficile de tirer des conclusions précises sur l'effet de la pollution atmosphérique sur certaines pathologies, a affirmé la ministre wallonne de la Santé, Eliane Tillieux. "Nous plaidons pour une approche plus globale qui prenne aussi en compte la situation socio-économique des populations concernées".
Selon la ministre, les comportements défavorables à la santé sont plus fréquents dans les couches défavorisées de la population.