Fumer peu de temps après le réveil augmente sérieusement le risque de cancer
Une équipe américaine dirigée par le Pr Joshua E. Muscat (Université de l'Etat de Pennsylvanie) avait déjà franchi un premier pas en 2011 en démontrant dans deux études publiées par Cancer que les fumeurs qui allument leur première cigarette dans les minutes qui suivent leur réveil ont, par rapport aux autres, un risque nettement accru d'être victime d'un cancer du poumon ou d'un cancer tête et cou, rappelle Slate.fr.
Pour le cancer du poumon, le risque lié à cette cigarette matinale très précoce était multiplié par 1,79, pour les cancers tête et cou par 1,59.
Une nouvelle étude montre que par rapport aux autres consommateurs, les fumeurs de la première demi-heure ont des niveaux plus élevés de NNAL, un métabolite d'une substance cancérogène, le NNK (Nicotine-derived nitrosamine ketone ou 4-méthylnitrosamino-1-[3-pyridyl]-1-butanone) , spécifique au tabac.
Les auteurs soulignent donc que ces données montrent que dans cet échantillon représentatif de fumeurs, il y a une relation dose-dépendante entre le fait de fumer tôt dans la journée et une exposition biologique accrue à un carcinogène de la fumée de tabac.
(référence : Branstetter SA et Muscat JE. Cancer, Epidemiology, Biomarkers and Prevention. 2013; doi:10.1158/1055-9965.EPI-12-0842)