Gloire et performances : le revers de la médaille, une longévité réduite
Partant du point de vue qu'avoir une nécrologie dans le New York Times implique une carrière réussie, deux chercheurs australiens ont analysé mille de ces avis mortuaires successifs en 2009-2011.
Ils se sont concentrés sur l'âge, le sexe, la profession et la cause du décès.
Pour la profession ils ont subdivisés celle-ci en quatre catégories : show business/sport, métiers créatifs hors spectacle (écrivains, compositeurs, etc), business/armée/politique et professionnel/académique/religieux.
Sur les 1000 nécros considérées, on note une prédominance très forte du sexe masculin (plus de 80%).
En ce qui concerne les activités professionnelles, il y a un lien entre un âge plus jeune (77,2±1,7) au décès et une activité dans le sport ou le show business (contre 81,7±1,4) pour les professions académiques.
En ce qui concerne les causes des décès, les morts prématurées étaient associées à des accidents, des infections (y compris le VIH) et certains cancers.
Les morts par cancer du poumon, que les auteurs relient logiquement au tabagisme chronique étaient les plus fréquentes dans les carrières liées à la performance (7,2%) et les mois fréquentes dans les professions académiques (1,4%).