La plateforme pour des soins de santé de qualité exige la suppression du numerus clausus
La plateforme pour des soins de santé de qualité et accessibles à tous a réclamé vendredi une prise de responsabilité dans le chef des gouvernements fédéral et de la Fédération Wallonie-Bruxelles afin de revoir les systèmes actuels de contingentement fédéral et de sélection au terme de la session de janvier en première année de médecine, a-t-on appris lors d'une conférence de presse. La plateforme, créée en janvier 2012 sous l'impulsion et la coordination du Comité Inter-Universitaire des étudiants en médecine (CIUM), a pour objectif ultime de préserver l'accès et la qualité des soins.
"La pénurie des praticiens actifs, le maintien d'un contingentement fédéral, le principe controversé de la demande induite par l'offre et l'accès aux soins en baisse" alarment cependant les différents membres de la plateforme. Cette dernière réclame la seconde partie du cadastre de l'offre médicale et la suppression du contingentement fédéral.
"Même si la crise actuelle engendre des recoupes budgétaires dans le domaine des soins de santé, nous insistons sur l'importance de posséder des ressources humaines encore plus efficientes pour l'avenir", a notamment expliqué le docteur Jérôme Lechien, coordinateur de la plateforme. "Améliorer la qualité des soins et réduire les coûts seraient vains s'il n'y a pas assez de médecins", a-t-il ajouté.
Par ailleurs, la plateforme exige une modification du décret médecine du ministre Marcourt et de la contrainte d'étalement ou de réorientation pour les étudiants ayant une moyenne inférieure à 8/20 en janvier de la première année de médecine.
Notre dossier dans le Jdm n°2315