Infection par le VIH et risque d'infarctus du myocarde
Jusqu'ici il n'était pas clair de savoir si les patients infectés par le VIH ont un risque accru d'infarctus du myocarde (IM) comparés aux sujets non infectés.
D'où une nouvelle étude destinée à déterminer si un tel lien existe ou non.
Cette étude a été menée entre avril 2003 et fin 2009 sur une large cohorte de patients VIH-positifs et négatifs similaires du point de vue démographique et comportemental (prévalence de tabagisme, de consommation d'alcool et de prise de cocaïne) et indemnes au départ de toute maladie cardiovasculaire.
L'analyse des données de 82 459 participants suivis en moyenne durant 5,9 ans a montré 871 infarctus du myocarde.
A travers trois décennies d'âge, le taux moyen d'IM pour 1000 personnes-années s'avère constamment et significativement plus élevé pour les sujets VIH-positifs comparés aux VIH-négatifs.
Après ajustement pour les facteurs de risque de Framingham, les comorbidités et les toxicomanies, les patients VIH-positifs ont constamment un risque accru d'IM comparés aux VIH-négatifs.
Ce risque en excès subsiste même chez ceux ayant des taux deVIH-1 ARN inférieurs à 500 copies par ml.
Les auteurs notent en conclusion que l'infection par le VIH est associée à un risque accru de 50% d'infarctus du myocarde, au-delà de ce qui est expliqué par les facteurs de risque reconnus.
(référence : Freiberg MS et al. JAMA Intern Med. 2013;173:614)