La lutte contre les drogues de synthèse dites " legal highs ".
Un projet de loi, présenté par Laurette Onkelinx, a été adopté permettant de mieux lutter contre la production et la commercialisation des drogues de synthèse dites " legal highs ".
Depuis une dizaine d'années en effet, de nouvelles substances psychoactives sont apparues sur le marché des stupéfiants.
On les appelle " legal highs " car ces nouvelles substances sont fabriquées à partir de produits en vente libre sur le marché et dont le cocktail devient explosif puisque les effets sont identiques à ceux produits par d'autres drogues existantes complètement illégales, elles.
Les legal highs englobent un large éventail de produits, allant des mélanges d'herbes à des drogues de synthèse ou designer drugs et à des party pills ou drogues récréatives, qui sont consommées de diverses manières, fumées, sniffées ou avalées.
Le paradoxe réside dans le fait que beaucoup de ces legal highs trouvent leur origine dans la recherche, principalement pour le développement de médicaments.
Les composants actifs de certaines de ces drogues ont en effet été, à l'origine, synthétisés par des chercheurs institutionnels et dont les publications scientifiques ont ensuite été exploitées par des producteurs mal intentionnés.
Ces drogues étant facilement accessibles à un moindre coût, elles sont donc et de plus en plus consommées.
En 2011, 4 % des jeunes Belges admettent avoir consommé au moins une fois ces " legal highs " à l'occasion d'une fête.
(d'après un communiqué de la Santé publique)