Grèce : les effets de l'austérité sur la santé pires que ce que l'on imaginait
A un moment où les mesures d'austérité draconiennes imposées par l'UE, particulièrement aux pays du sud de l'Europe, sont de plus en plus remises en question, des chercheurs signalent que les effets sur la santé des mesures imposées en Grèce sont " pires que ce que l'on imaginait ".
Cela devrait servir d'avertissement pour les autres pays confrontés à un défi similaire, soulignent encore les chercheurs de l'université Aristote de Thessalonique en Grèce et de l'université du Nouveau Mexique aux Etats-Unis.
Ces chercheurs notent qu'une importante détérioration des indicateurs majeurs de santé publique a marqué le secteur durant les dernières années de dégradation de l'économie grecque.
C'est ainsi que les taux de suicide et de meurtre ont augmenté de 22,7% et 27,6% respectivement entre 2007 et 2009, les décès dus à des maladies infectieuses connaissant, eux, une croissance de 13,2%.
On a aussi noté une importante augmentation des cas de toxicomanies et de troubles mentaux.
Tout ceci s'est déroulé durant une période où les dépenses de santé publique ont été sérieusement rabotées (-23,7% entre 2009 et 2011).
(référence : Kondilis E et al. Am J Public Health. 2013;doi:10.2105/AJPH.2012.301126)