Cigarette électronique: profil du patient-type enfin révélé
Malgré les craintes soulevées par de nombreux pneumologues et addictologues concernant les risques à long terme liés à la cigarette électronique, cette dernière a le vent en poupe avec plus de 100 marques différentes disponibles et près de 4 millions de dispositifs vendus en 2012.
Mais qui sont ces fumeurs virtuels ? Réponse avec une enquête anglaise menée, via un questionnaire disponible sur les sites internet de quelques gros fabricants, auprès de 1.341 utilisateurs présents et passés, issus de 16 pays dont 77% d'européens.
Pour 76% des sondés, la raison majeure du recours à l'e-cigarette est de remplacer la cigarette traditionnelle dans la perspective, souvent vague néanmoins, d'arrêter un jour de fumer.
En effet, seuls 7% justifient son utilisation pour vraiment tenter d'arrêter de fumer et 6% pour améliorer leur santé. Enfin, il y a aussi 3% de petits malins qui ne l'utilisent que dans les lieux publiques pour contourner les lois anti-tabac.
Ces données devraient en tout cas rassurer ceux qui craignent que la cigarette virtuelle ne soit utilisée pour augmenter plus encore la consommation de nicotine.
Confirmation avec le fait que 85% des personnes affirment ne plus fumer une seule cigarette classique ou, à tout le moins, en avoir réduit drastiquement la consommation journalière.
Enfin, la vaste majorité dit avoir observé des améliorations majeures sur le plan de la santé avec une diminution importante de la toux chronique et une amélioration de la respiration. Voilà ici de quoi rassurer un peu ceux qui émettaient des craintes concernant les substances contenues dans les vapeurs de l'e-cigarette.
Il n'en demeure pas moins vrai que, vu l'engouement pour ce nouveau substitut, des études scientifiques sérieuses et robustes doivent être menées pour attester, une fois pour toutes, de l'innocuité de ces vapeurs.
Source : Session plénière " Update on addictions ", EPA 2013, Nice, 09/04/2013