La Société royale belge de chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique regrette la décision de la haute Cour
La Société Royale Belge de Chirurgie Plastique, Reconstructrice et Esthétique (RBSPS) regrette jeudi, dans un communiqué, la décision de la Cour constitutionnelle qui a annulé mercredi la loi interdisant la publicité et réglementant l'information relative aux actes d'esthétique médicale.
La Cour constitutionnelle a relevé que la loi réserve les actes d'esthétique médicale aux médecins tout en prévoyant une exception pour les esthéticiens. Ceux-ci sont habilités à utiliser les techniques d'épilation par laser ou par lumière pulsée s'ils ont suivi une formation adéquate. "Il s'ensuit", dit la Cour, "qu'il n'est en principe pas interdit aux esthéticiens de procéder à certains traitements esthétiques qui tombent sous l'interdiction de publicité par la loi lorsqu'ils sont pratiqués par des médecins". Or, les esthéticiens peuvent faire de la publicité pour ces actes.
Il en découle dès lors une différence de traitement entre les médecins et les esthéticiens pour certaines interventions esthétiques.
"La chirurgie plastique est et restera une activité médicale à part entière. En faire la promotion est par conséquent tout bonnement inacceptable. La limite entre la chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique n'est par ailleurs pas toujours évidente", explique le président de la RBSPS, Dr Frans Missotten.
La RBSPS dit accepter la décision de la Cour constitutionnelle ainsi que ses arguments mais elle dit aussi la regretter. L'association professionnelle craint en effet que l'annulation de cette loi n'encourage à nouveau ce type d'actions commerciales. L'association se réjouit dès lors de la décision de la sénatrice Dominique Tilmans, d'introduire rapidement une adaptation du projet de loi.