Diabète : des chercheurs de l'ULB ouvrent une piste vers une nouvelle cible thérapeutique
L'Université libre de Bruxelles fait savoir que des chercheurs de son Laboratoire de Médecine expérimentale ont ouvert une piste vers une nouvelle cible thérapeutique.
Une avancée importante lorsque l'on sait qu'en Belgique, on estime que plus de 600 000 personnes souffrent de diabète, un nombre qui, comme ailleurs, augmente continuellement.
Des études d'associations pangénomiques (GWAS) ont permis de mettre en évidence des associations existant entre des gènes candidats et les diabètes de type 1 et de type 2.
Cependant, les mécanismes à la base de cette prédisposition génétique au diabète restent à éclaircir.
En particulier, la région du gène GLIS3 a été identifiée comme un locus de susceptibilité aux diabètes de type 1 et 2. A ce jour, il s'agit de l'unique locus connu associé aux deux formes de diabète.
Le Pr Decio Eizirik et son équipe du Laboratoire de Médecine Expérimentale de l'ULB, en collaboration avec ses collègues de l'Université Paris 7 Denis Diderot ont démontré que la diminution
de l'expression de GLIS3 contribue au développement du diabète en favorisant l'apoptose des cellules bêta.
Ce phénomène est contrôlé par l'épissage alternatif (un processus par lequel les exons sont reliés de différentes manières, générant ainsi plusieurs protéines au départ d'un seul gène) du gène pro-apoptotique Bim.
Ces observations suggèrent que l'inhibition spécifique du gène Bim dans les cellules bêta pourrait représenter une nouvelle thérapie afin de prévenir la perte de ces cellules dans le diabète.
(référence : Noguiera TC et al. PLoS Genetics. 2013;9:e1003532)