Une proposition de loi pour faciliter l'euthanasie des personnes démentes
Le Pr Jacques Brotchi et Christine Defraigne (MR) ont déposé une proposition de loi qui affine la déclaration d'euthanasie. En précisant ce qu'il entend par situation de démence dans sa déclaration, le citoyen aura la certitude de bénéficier de la fin de vie souhaitée.
" Cette proposition de loi est surtout empreinte d'humanité ", soulignent les parlementaires MR. " En effet, uniquement dans le cadre d'une déclaration anticipée, elle permet à des personnes atteintes d'une maladie neurodégénérative (telle que par exemple les maladies d'Alzheimer, de Creutzfeldt-Jakob ou de Huntington) ou de toute autre affection cérébrale à un stade avancé et irréversible (type cancers du cerveau ou hémorragies cérébrales avec destruction des aires cérébrales cognitives) d'envisager avec un médecin de leur choix, et s'ils le souhaitent avec les proches ou représentants, une fin de vie digne, réfléchie et apaisante."
Le patient, relevant d'une telle situation, serait donc invité par la loi à transcrire dans sa déclaration anticipée ses volontés, la manière dont il envisage sa fin de vie. Il y décrira sa définition de la perte de conscience et les conditions de son état qui, si elles sont respectées en plus des autres conditions légales, pourraient aboutir à une demande d'euthanasie.
Ce document va donc plus loin qu'une simple déclaration anticipée.
" Des volontés clairement exprimées au préalable par le malade permettentront en outre une déculpabilisation plus aisée des proches amenés à les relayer une fois le moment venu. "
Les médecins conservent la clause de conscience mais auront un outil pour décider en connaissance de cause.
" Ce type de déclaration anticipée ne sous-estime en rien la nécessité de continuer la recherche pour traiter ces pathologies neurodégénératives et ces affections cérébrales. Les progrès déjà réalisés sont importants, il faut continuer sur cette voie. Tout comme est essentiel de renforcer la formation des soignants, développer des moyens efficaces pour soutenir les familles et favoriser l'accès de tous à des soins de qualité. "
Enfin, il est évident que la personne qui rédige le document anticipé doit disposer de toutes ses facultés mentales au moment où elle le rédige.