L'héroïnomanie, une maladie chronique à traiter sans tabou
Un colloque s'est tenu hier sur ce thème au Sénat. L'héroïnomanie est un problème à la fois important, puisque l'on compte 60 000 héroïnomanes (partiels ou " à plein temps " en Belgique) et dont la prise en charge a vu pas mal de changements dans le temps.
C'est ainsi que le sevrage total et définitif, qui était naguère à peu près le seul objectif thérapeutique acceptable a cessé de l'être, les spécialistes s'accordant au contraire à penser que l'on guérit rarement de façon totale et définitive de cette toxicomanie.
Lors de ce colloque, présidé par le sénateur-médecin Jacques Brotchi (photo), on a lourdement insisté sur le caractère de maladie chronique de l'héroïnomanie.
En effet l'héroïnomane a souvent plus de récepteurs opioïdes ou en fabrique plus qu'une personne non-toxicomane (bêta-endorphines trois fois plus sensibles).
Ils sont donc difficiles à soigner sur le long terme et les " guérir " totalement de leur assuétude est le plus souvent illusoire.
On trouvera plus de détails sur ce sujet dans l'édition du Journal du médecin de la semaine prochaine.