Cancer de la prostate : la moitié des cas ratés ?
Ce serait du moins le cas au Royaume-Uni.
Une étude de la London School of Hygiene and Tropical Medicine et de l'University College London suggère que la moitié environ pourraient passer sans diagnostic positif au travers des procédures standards de biopsie.
Ces patients bénéficieraient utilement d'examens par IRM.
Des économistes de la santé ont calculé dans le cadre de cette étude que l'utilisation de l'IRM ferait que le quart des patients avec une suspicion de cancer de la prostate pourraient être pris en charge sans même subir une biopsie.
Pour 1000 patients avec une suspicion de cancer, soulignent-ils, 250 environ pourraient être rassurés en subissant un examen par IRM.
Dans 500 cas avec une maladie significative, 50% ont été détectés par la biopsie traditionnelle, contre 68% par l'IRM.
On relève également le fait que chez 1 patient biopsié sur 20 on conclut erronément au diagnostic de cancer significatif.
Ce taux d'erreurs est de moitié moindre avec l'IRM.