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La "fish pedicure", c'est pas le pied!

Le Conseil Supérieur de la Santé (CSS), l'organe d'avis scientifique du SPF Santé publique, a mis en garde contre les risques d'infection liés à la pratique de la "fish pedicure", consistant à plonger ses pieds de 15 à 30 minutes dans un bassin d'eau peuplé de petits poissons qui se nourrissent des peaux mortes. Le Conseil recommande aux autorités d'interdire cette pratique, a-t-il indiqué dans un communiqué publié vendredi.

D'après communiqué - 21 juin 2013

Les experts scientifiques du CSS ont conclu qu'il existait un risque, "vraisemblablement faible, mais qui ne peut être exclu", que les poissons et l'eau véhiculent des infections, parfois d'un client à un autre (verrues, mycoses). Les personnes qui se seraient épilé ou rasé les jambes moins de 24h avant de plonger les pieds dans le bassin, ainsi que celles qui présenteraient des plaies ouvertes, seraient particulièrement exposées (voir l'avis de l'Agence nationale de sécurité sanitaire française en mai dernier).

L'avis défavorable du CSS insiste également sur le fait que les "poissons-pédicures" ne peuvent pas être considérés comme une thérapie. Il n'existe en effet aucune preuve scientifique attestant que cette pratique serait efficace dans le traitement de maladies cutanées telles que le psoriasis et l'eczéma, affirment les experts rassemblés pour cette étude. Ils recommandent même aux patients souffrant "de diabète, eczéma, ulcère de la jambe, dermatite ou psoriasis" de consulter un médecin avant de se lancer dans un tel soin des pieds.

C'est Laurette Onkelinx, ministre de la Santé publique, qui avait demandé au CSS de rendre un avis scientifique sur la question. "Les experts lui ont transmis leurs conclusions début mai", indique Wendy Lee, responsable communication au CSS. "La ministre doit désormais examiner les conclusions, et prendre une décision. Elle pourrait décider d'interdire la 'fish pedicure', ou demander au SPF Santé publique de se concerter avec les experts du CSS pour formuler des limitations et règlements encadrant cette pratique", explique Jan Heymans, porte-parole du service public fédéral en charge de la santé.

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