Les médecins turcs dénoncent un usage dangereux du gaz lacrymogène
Six organisations turques de médecins ont déploré jeudi l'usage massif par la police du gaz lacrymogène lors de la répression des manifestations antigouvernementales qui ont secoué la Turquie depuis la fin mai, évoquant deux cas probables de décès liés au gaz et dénonçant son usage comme une " arme chimique ", rapporte Le Parisien.
" Nous avons de sérieuses inquiétudes sur la mort de deux citoyens des suites de leur exposition au gaz lacrymogène, et dont le décès n'a pas été pris en compte dans les statistiques ", a déclaré le Pr Ümit Biçer, au nom de l'Association des spécialistes en médecine légale.
" La police a utilisé le gaz lacrymogène "non comme un moyen de contrôler les foules, mais comme une arme chimique" en tirant des grenades a proximité immédiate des personnes ou dans des lieux clos, deux actes proscrits par les conventions internationales ", souligne le médecin.