Plus de transparence dans les relations entre laboratoires pharmaceutiques et médecins

La Fédération européenne des associations et industries pharmaceutiques a approuvé lundi lors de son assemblée générale un code éthique et déontologique visant à changer les relations financières entre les médecins et les laboratoires pharmaceutiques. Ces nouvelles règles visent à plus de transparence et d'éthique dans le secteur, a confirmé mercredi Leo Neels, directeur général de pharma.be.
La Fédération européenne des associations et industries pharmaceutiques (European Federation of Pharmaceutical Industries and Associations - EFPIA), qui rassemble les laboratoires pharmaceutiques actifs en Europe et les associations nationales, tenait son assemblée générale à Bruxelles les 24 et 25 juin derniers.
Lors de cette assemblée, ses membres ont approuvé, à l'unanimité, un nouveau code sur la publication des transferts monétaires entre les laboratoires pharmaceutiques et les médecins. Ce code doit maintenant être transposé, d'ici la fin de l'année, dans les codes de déontologie nationaux des différents pays européens.
"Auparavant, il était normal de ne pas parler des montants versés par les laboratoires pharmaceutiques aux professionnels de la santé qui réalisent des missions pour eux. Mais notre société a changé, aujourd'hui il faut une transparence totale pour éviter toute suspicion", explique Leo Neels, directeur général de pharma.be, qui participait à l'assemblée générale de l'EFPIA.
"La collaboration entre les laboratoires et les médecins est absolument nécessaire au développement de nouveaux médicaments, mais il faut aujourd'hui que cela se déroule dans un 'cadre super éthique' ", insiste M. Neels. "Il s'agit ici d'une auto-régulation du secteur. En publiant les montants transférés, on créera la transparence, facteur qui mettra en avant le fait que la collaboration s'effectue de manière correcte et éthique."
Les laboratoires pharmaceutiques, associations et médecins vont maintenant se réunir pour discuter de ce nouveau code et de sa mise en pratique. Cette période transitoire doit se terminer en 2016, date à laquelle "nous aurons une transparence totale", ajoute Leo Neels.