France: classement sans suite de l'affaire du diurétique Teva

La justice française a classé sans suite vendredi l'enquête ouverte sur un médicament diurétique des laboratoires du groupe israélien Téva, le Furosémide, dont des boîtes en France ont été soupçonnées de contenir des somnifères. Le parquet a classé cette enquête en "l'absence d'infraction", a-t-on appris de source judiciaire.
Aucune trace de somnifère Zopiclone n'a été trouvée à la place du diurétique mis en cause début juin dans une pharmacie à Saint-Malo, et les enquêtes initiées par les parquets régionaux n'en ont pas détecté ailleurs en France, a-t-il été précisé.
"Teva se félicite des conclusions de l'enquête préliminaire le mettant hors de cause", souligne le laboratoire leader mondial des médicaments génériques.
Le groupe ajoute que son usine de conditionnement de Sens "n'est en rien impliquée dans la soi-disant substitution".
L'alerte sanitaire avait pris de l'ampleur après l'annonce du décès de plusieurs personnes âgées sous Furosémide, alors que la substitution de ce produit (indiqué pour l'hypertension et les oedèmes) par un somnifère peut présenter des risques sérieux pour la santé.
Mais le patron de l'agence du médicament (ANSM) avait décrété le 20 juin dernier la "fin de l'alerte" après le retrait de toutes les boîtes de ce médicament, aucun somnifère n'ayant été retrouvé dans plus de 200.000 comprimés examinés, ni dans les échantillons conservés à l'usine de Sens.
Quelque 800.000 patients sont traités par Furosémide en France, dont environ 57.000 avec celui de marque Teva.