Le virus H7N9 représente un risque potentiel élevé pour l'homme
Des chercheurs expliquent dans Nature que le virus de la grippe aviaire H7N9 est particulièrement bien adapté à une transmission des oiseaux aux êtres humains.
Ces chercheurs ont pu montrer sur des échantillons de sang d'enfants de 3 à 5 ans, d'adultes de 18 à 59 ans et de sujets de plus de 60 ans exposés au virus, que le H7N9 est capable de se lier aussi bien aux récepteurs humains qu'aviaires et que le virus se développe bien dans du tissu pulmonaire, mais pas dans la trachée.
L'étude suggère que le virus exacerbe la maladie en induisant une réaction immunitaire incontrôlée, aboutissant à une inflammation, des dégâts tissulaires et l'accumulation de liquides dans les poumons.
De plus aucun des 90 échantillons concernés n'a montré des anticorps contre le H7N9.
Depuis son émergence en février, le H7N9 a été associé à 132 cas confirmés d'infection et 39 décès, bien qu'aucune nouvelle infection n'ait été observée depuis le mois de mai.
Des résultats d'une étude publiée en juin dans le Lancet indique que le virus entraine un taux de mortalité inférieur au H5N1, mais plus élevé que le H1N1.
(référence : Zhou J et al. Nature. 2013;doi:10.1038/nature12379)