Fumer moins ne réduirait pas vraiment la mortalité
Fumer moins, dans l'espoir de réduire son risque de cancer ou d'infarctus, ce que font nombre de fumeurs, s'avère être à cet égard inutile.
Une étude de cohorte israélienne à long terme montrait que fumer moins réduit le taux de mortalité.
Une analyse comparable a été menée sur deux populations de fumeurs en Ecosse.
La Collaborative Study a inclus 1 524 hommes et femmes de 40 à 65 ans, dépistés deux fois, en 1970-1973 et 1977, la Renfrew/Paisley Study a inclus 3 730 hommes et femmes de 45 à 64 ans, dépistés en 1972-1976 et 1977-1979.
Dans les deux études, ceux qui ont arrêté de fumer ont montré une mortalité réduite, mais seule la Collaborative Study a montré une réduction de la mortalité chez les grands fumeurs qui ont réduit leur consommation de tabac.
Les auteurs en concluent que réduire la consommation de tabac ne devrait pas être prôné comme moyen de diminuer la mortalité, mais uniquement comme un pas vers la cessation totale.
(référence : Hart C et al. Am J Epidemiol. 2013;doi:10.1093/aje/kwt038)