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Médecins hospitaliers : " Dépenses sous contrôle "

Les premiers chiffres des dépenses 2013 ont été présentés lors de la dernière médico-mut. Il s'agit bien sûr de chiffres provisoires. Mais ils démontrent que les dépenses sont sous contrôle. Tant les généralistes que les médecins hospitaliers sont concernés par de nouvelles approches et de nouvelles règles

Wouter Colson - 9 août 2013

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Pour Marc Moens (Absym), les tendances sont favorables, les dépenses sous contrôle. Le nombre de prestations est en baisse de 5,45% et les dépenses affichent - 1,83%. Le biologiste clinicien se réjouit que dans sa spécialité, la baisse est encore plus importante ( - 4,5%) et même - 7% en imagerie médicale. Le nombre de cas où un CT scan a été facturé a baissé de 3,3% au premier trimestre malgré des nouvelles catastrophistes publiées mi-juillet dans la presse et de nouvelles pressions pour faire encore des économies en biologie clinique.
De fait, l'Inami relativise la baisse des dépenses en radiologie arguant du fait que les dépenses de l'an passé étaient très élevées. Ainsi, la baisse moyenne des dépenses par trimestre n'est que de 1,2% (3,3 millions).

Combat pour les suppléments

En outre, la " guerre " des suppléments n'est pas finie. La médico-mut devait se pencher sur les prestations pour lesquelles aucun supplément ne peut plus être demandé en hospitalisation de jour dans une chambre commune. Faute d'avis, la ministre décidera elle-même de la liste. Or la médico-mut n'a pas encore obtenu de consensus. Les mutuelles ont proposé une liste avec des valeurs-clés qui toucheront au premier chef les ophtalmologues.
Le banc médical ne veut pas toucher plus avant les bases de l'accord médico-mut du 13 janvier. L'Absym accepte une exception seulement pour les patients oncologiques.
Le président de la médico-mut enverra toutefois les propositions des médecins et des mutuelles à la ministre.

Cercles de MG, postes de garde, RLM

Pour les MG, les nouvelles sont meilleures. Le financement complémentaire pour les cercles possédant un numéro d'appel central et ceux qui couvrent des régions pauvres a été approuvé.
Au niveau des postes médicaux de garde (PMG), une décision a été prise en faveur de l'indexation, en 2013, des salaires du personnel d'accueil et de soutien administratif. Le groupe de travail 'PMG' a pondu une note en faveur de la rémunération du " MG-chef ". Ceci jette les bases d'un financement via les cercles de MG. La médico-mut y consent.
Enfin, un accord a pu être trouvé concernant le prolongement des contrats du personnel travaillant dans les réseaux locaux multidisciplinaires. Ceci dans l'attente d'une décision définitive sur l'ensemble du financement de ces réseaux.


16 millions à trouver en cardiologie

La médicomut estivale de juillet s'est penchée sur une série d'économies à réaliser en-dehors de l'accord médico-mut. Un exercice qui démontre un certain art du zigzag de la part de la ministre Onkelinx pour faire avaler ces mesures.

Alors que l'Europe exigeait de nouvelles économies du gouvernement, les soins de santé devaient livrer 166 millions et les médecins 16 millions en cardiologie et 33 millions en biologie clinique (sur base annuelle). Par exemple, en intégrant l'ECG dans l'honoraire de surveillance. Le conseil technique médical devait faire une note en ce sens. La biologie clinique devait trouver des sous au niveau de l'honoraire forfaitaire pour les patients ambulants.
La médico-mut a pu toutefois proposer des alternatives. C'est le cas pour l'ECG : l'honoraire ne disparaît pas complètement mais est réduit de moitié : on peut encore facturer 8,23 € au lieu de 17,53 €. L'autre moitié des 16 millions cités supra sera retenue via une diminution linéaire des tarifs dans d'autres prestations de cardiologie.
La médico-mut avait donc le choix entre deux propositions : La première consistait à diminuer linéairement les honoraires de 3,16% (consultation incluse). La seconde ne touchait pas à la consultation, mais les autres prestations étaient réduites d'autant plus. Les cardiologues étaient priés de diminuer de 3,73% leurs honoraires pour un stent coronarien.
La ministre craignait visiblement de supprimer complètement le numéro de nomenclature de l'ECG dans le cas du patient hospitalisé. D'où la proposition alternative sur la table de la médico-mut. Mais Marc Moens, le vice-président de l'Absym, considère que lorsque la ministre n'est pas d'accord avec les avis du CTM, elle doit le faire savoir par écrit à la médico-mut. Or la ministre, lorsqu'elle s'oppose aux avis du CTM, elle ouvre la porte à une possibilité pour les médecins de dénoncer l'accord médico-mut, au demeurant si difficile à signer...
De plus amples négociations sont prévues entre les cardiologues et Jo De Cock, le patron de l'Inami. Moens et son arrière-banc de cardiologues, toutefois, remarquent qu'il y a de l'argent pour les centres de cardiologie mais qu'on demande des économies linéaires sur les honoraires des cardiologues.

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