Syndrome inflammatoire chronique : des chercheurs de l'IMI, ULB identifient un " frein naturel " à l'activation des lymphocytes
La réponse inflammatoire constitue une réponse de défense des tissus face aux agressions (blessure, infection,..).
En recrutant et activant les cellules sanguines au niveau des tissus endommagés, cette réponse permet de rapidement combattre une éventuelle infection, et constitue donc le premier niveau de défense contre les agents pathogènes.
L'inflammation se caractérise cependant par la production de cytokines susceptibles d'induire des réponses de type " auto-immunes ", et doit donc être rapidement inhibée afin d'éviter les dommages aux tissus sains.
Une équipe de l'Institut d'immunologie médicale (IMI), dirigée par le Dr. Stanislas Goriely, de l'Université libre de Bruxelles (Faculté de Médecine, Biopark Charleroi Brussels South, ULB) vient d'identifier un nouveau rôle pour un facteur de transcription, IRF3.
IRF3 était connu précédemment pour son activité antivirale. Les chercheurs ont constaté qu'en absence de ce facteur, les lymphocytes T présentaient une production anormalement élevée d'IL-17, une cytokine responsable du développement de nombreuses pathologies de type inflammatoire et impliquée dans des maladies comme le psoriasis, la sclérose en plaque ou la maladie de Crohn.
La découverte d'un " frein naturel " à l'activation des lymphocytes laisse entrevoir de nouvelles pistes pour la thérapie de syndromes inflammatoires chroniques.
(référence : Ysebrant de Lendonck L et al. Proc Natl Acad Sci. 2013;doi:10.1073/pnas.1219221110)