IPP, statines... : pas seulement les MG
L'Inami ne monitore pas seulement les MG au sujet de leurs prescriptions d'IPP, de statines et d'antibiotiques, mais avertit également les spécialistes pour leur comportement "hors-norme". C'est ce qu'a fait savoir le vice-président de l'Absym, Marc Moens, à notre rédaction.
Nous l'annoncions dans nos dernières éditions : les MG sont sous surveillance en matière de prescriptions d'IPP, statines et antibiotiques. Mais ils ne sont pas les seuls : les spécialistes ont aussi reçu une enveloppe cachetée dans leur boîte de la part de la commission des profils.
Les médecins dans le cas sont ceux qui ont dépassé 10.000 € de prescriptions dans les catégories idoines. Cette surveillance approfondie dans ces trois classes n'est pas nécessairement pertinente, souligne Marc Moens. " A la médico-mut, nous soutenons l'information correcte des médecins prescripteurs. Mais briefer les pédiatres, les dermatologues et les gynécologues sur leur comportement de prescription en matière d'anti-cholestérols n'est selon moi pas nécessaire. Toutefois, cette action est utile car ces courriers contiennent également des informations très claires sur tout ce qui concerne la spécialité en question. "
On signalera que, contrairement aux MG, les spécialistes ne sont pas tenus de répondre à l'Inami.
En Flandre, le syndicat des MG flamands (SVH) faisait remarquer qu'il n'était pas normal de cibler le généraliste, en posant une série de questions: " Le spécialiste n'est-il pas le plus souvent responsable du démarrage de la thérapie ? Quid de la médication refusée par le pharmacien ? Ne doit-on pas tenir compte des conseils d'utilisation des médicaments que le MG délivre à son patient ? Les enjeux économiques de l'Inami ne jouent-ils pas ici un grand rôle ? "