Echos de l'ESC (5) : controverse persistante en médecine du sport
Un débat a confronté deux points de vue sur le caractère arythmogène ou non des sports d'endurance.
Pour le Dr Sanjay Sharma, de la St George's University de Londres, la réponse est positive : les sports d'endurance sont potentiellement arythmogènes et être de la sorte responsables de morbidité cardiaque et même de mort subite.
Le registre REGICOR nous apprend en effet que plus de 1 500 heures d'exercice physique intensif durant une vie est associé à un triplement de l'incidence de fibrillation auriculaire.
Le Dr Lluis Mont, de l'hôpital universitaire, lui, répond non à la question, soulignant une fois encore les dangers marqués de l'inactivité physique. Il rejette l'existence du lien précité entre sport intensif et risque de troubles sévères du rythme.