Le réseau flamand de lutte contre la pauvreté réagit à l'étude de la MC
"Nous ne sommes pas étonnés par les chiffres" de l'étude de la Mutualité chrétienne sur le recours aux soins de santé par les personnes précarisées, a réagi jeudi Netwerk tegen armoede, le réseau flamand de lutte contre la pauvreté.
"C'est bien que le fracture sanitaire soit retranscrite noir sur blanc. Les dirigeants ne peuvent pas ignorer ces chiffres", ajoute l'association dans un communiqué. Selon Netwerk tegen Armoede, il faut désormais agir sur plusieurs points. Le réseau plaide ainsi pour la création de davantage de maisons médicales de quartier, qui agissent directement et positivement sur une réduction de la fracture sanitaire. "Des soins de santé accessibles à tous et gratuits dans les maisons médicales poussent les gens à avoir recours plus rapidement à l'aide médicale dont ils ont besoin, ce qui réduit les coûts pour le patient et pour l'assurance-maladie."
Netwerk tegen Armoede est par ailleurs favorable à la reconnaissance automatique du statut Omnio et à un système du tiers payant généralisé.
Pour le réseau flamand de lutte contre la pauvreté, les campagnes de sensibilisation classiques ne touchent pas assez les personnes bénéficiant du revenu d'intégration sociale (RIS). "Des campagnes ciblées, adaptées à la réalité de ce que vivent les personnes précarisées, sont indispensables", insiste-t-il.
Enfin, l'association estime que le montant du RIS est encore beaucoup trop faible.