Epilepsies: quotidien, tabous et préjugés sociaux
La Ligue francophone belge contre l'Epilepsie a organisé ce mardi une table ronde afin de faire toute la lumière sur les multiples facettes des épilepsies, que ce soit leurs différentes formes ou encore les lourdes conséquences psycho-sociales qu'elles peuvent entraîner pour les personnes atteintes d'épilepsie et leur entourage.
En Belgique, 60 000 personnes - c'est-à-dire 1 sur 150 - sont touchées par cette affection neurologique qui reste encore fortement stigmatisée.
Le Dr Michel Ossemann, président de la Ligue francophone belge contre l'Epilepsie et responsable de l'Unité de Neurophysiologie et d'Épilepsie du Service de Neurologie au CHU Mont-Godinne, a rappelé que " ces crises récidivantes peuvent comporter de nombreux risques pour les patients au quotidien, tant en termes du processus vital qu'aux niveaux cognitif et psycho-social : accidents, décès (mort subite, suicides...), sous-emploi et fonctions en dessous des compétences réelles, niveau éducatif moins élevé, anxiété et dépression, problèmes de mobilité et d'organisation dus à la difficulté de garder son permis de conduire, diminution de la socialisation, troubles sexuels etc. Et ce, sans compter les effets secondaires possibles liés aux médicaments (concentration, fatigue, vertiges, ...) qui permettent de contrôler l'épilepsie de 60% des patients ".