Pour l'association patronale Santhea, rien ne justifie une grève générale dans les hôpitaux
Les travailleurs doivent revenir à la raison, organiser une grève générale dans le secteur des soins de santé ne se justifie pas, a réagi vendredi dans un communiqué Santhea, l'association francophone professionnelle et patronale qui défend les intérêts des établissements et services de soins non-lucratifs, du secteur privé non-confessionnel et du secteur public, situés en Wallonie et à Bruxelles.
CNE et SETCa ont confirmé ces derniers jours la mise en place d'un plan d'action et de grève en front commun syndical dans le secteur des soins de santé et la tenue d'une journée de grève nationale le mardi 8 octobre prochain. Des discussions sont en effet en cours depuis des mois entre les syndicats et différentes fédérations patronales des soins de santé, notamment sur le dossier des formations, des crédit-temps et des prépensions, mais sans aucune avancée jusqu'à aujourd'hui, selon les syndicats, d'où leur décision de mener des actions.
L'association professionnelle et patronale Santhea a réagi vendredi dans un communiqué en estimant que cette "initiative syndicale ne se justifie pas". "Santhea reconnaît que quelques dossiers en cours de négociation en Commission paritaire font encore l'objet de divergences de vues entre employeurs et syndicats mais les discussions continuent et les employeurs mettent tout en oeuvre pour aboutir à des compromis qui tiennent compte à la fois de l'intérêt de leurs travailleurs et de leurs contraintes de gestion".
Malgré la crise, le nombre d'emplois au sein des hôpitaux est resté stable au cours des deux dernières années, souligne Santhea, qui insiste sur le fait qu'une grève n'est "jamais indolore pour les patients qui en subissent les conséquences et que la grève doit rester le moyen d'action ultime" utilisé par les travailleurs.

Pour l'association, rien, dans la situation actuelle, "ne fait peser sur les travailleurs des hôpitaux des menaces susceptibles de justifier une grève" et il est excessif pour les syndicats d'évoquer "le blocage ou la volonté des employeurs d'éluder la concertation sociale" alors que les discussions en cours "progressent", selon Santhea.