Les Belges sous-estiment le risque de maladie cardio-vasculaire

Le Belge est relativement conscient des facteurs qui augmentent le risque de crise cardiaque mais il le sous-estime, selon une enquête menée auprès de 500 personnes de plus de 50 ans. L'étude, commandée par l'agence de communication Porter Novelli, s'inscrit dans le cadre de la Semaine du Coeur organisée du 23 au 27 septembre pour sensibiliser la population sur la prévention des problèmes cardio-vasculaires.
Trois personnes sondées sur quatre consacrent beaucoup d'attention à leur santé, notamment par crainte d'affections potentiellement mortelles (cancer et crise cardiaque entre autres), pour se sentir bien ou pour perdre du poids (une personne sur trois). Mais seule la moitié des répondants mesurent leur taux de cholestérol une fois par an, et 33% des hommes ainsi que 25% des femmes plusieurs fois par an. La mesure de la pression artérielle est par contre plus fréquente: 43% des répondants déclarent la mesurer plusieurs fois par an et 14% chaque semaine.
Une enquête réalisée en 2008 avait pourtant révélé que près de 60% des plus de 50 ans présentaient une pression artérielle trop élevée et 62% un taux de cholestérol important. "Il reste donc nécessaire, une fois passée la barre des 50 ans, de mesurer régulièrement sa pression artérielle et son taux de cholestérol afin que le médecin puisse prendre les mesures nécessaires", estime le Dr. Luc Missault, président du Comité Scientifique de la Ligue Cardiologique Belge.
Pour conscientiser les Belges sur la santé de leur coeur, une campagne nationale d'information "Mesurer c'est savoir" a été lancée. Le site internet www.risquecvglobal.be délivre des conseils pour maintenir son coeur dans des conditions optimales.