Les frais d'hospitalisation plus lisibles pour le patient

Le conseil des ministres a approuvé ce vendredi trois propositions de la ministre Onkelinx : l'amélioration de l'efficacité de la déclaration d'admission, une procédure d'urgence pour le remboursement de médicaments vitaux pour des malades rares ou chroniques et l'accès pour les personnes morales (ONG, ASBL) au système de projets-pilotes financés par l'Inami.
On croyait le cabinet Onkelinx assoupi mais quatre gros dossiers chers à la ministre Onkelinx ont été approuvés par le gouvernement lors du conseil des ministre ce vendredi.
1/ La poursuite de la mise en place effective de MyCarenet.
" Dès 2015, et grâce au réseau informatique MyCareNet, le pharmacien pourra, en un tour de souris, vérifier la situation d'assurabilité des patients à qui il délivre un médicament. Il pourra donc vérifier si les patients bénéficiant du 'maximum à facturer' ou du 'maximum à facturer chronique' ont atteint leur plafond annuel de dépenses. "
Cette réglementation " a pour objectif de permettre au pharmacien de délivrer gratuitement le médicament au patient lorsque celui-ci a atteint ce plafond de dépenses. Le pharmacien s'adressera alors directement à la mutualité du patient afin d'obtenir le remboursement du médicament délivré. "
2/ L'amélioration de la transparence des coûts pour les patients hospitalisés en rendant plus efficace la déclaration d'admission.
Le projet de loi prévoit que les hôpitaux devront désormais rendre les documents informatifs disponibles sur leur site internet et référencer une personne de contact auprès de laquelle le patient pourra obtenir des informations plus personnalisées pour prendre connaissance en détail des frais liés à son hospitalisation.
" Un travail est également en cours avec le secteur, les mutualités et les patients pour accroître la lisibilité et l'efficacité de la déclaration d'admission ".
3/ Permettre aux associations " socio-sanitaires " d'aussi introduire des demandes de subsides dans le cadre de projets-pilotes
" L'Inami dispose d'un budget spécifique pour financer des projets-pilotes pour améliorer la prise en charge de maladies chroniques. Actuellement, seuls les dispensateurs de soins peuvent y accéder ", regrette Laurette Onkelinx.
La ministre a souhaité en étendre l'accès aux personnes morales (ASBL, ONG), " pour permettre le financement de nouveaux projets socio-sanitaires portés par des associations humanitaires comme le Samu social, Médecins du Monde ou les Infirmières de Rue, ce qui est crucial pour leur action quotidienne, surtout en période de crise et de précarisation croissante des personnes les plus fragilisées ".
4/ Une procédure d'urgence pour l'accès aux médicaments vitaux
Dans l'état actuel des choses, " il faut entre 2 et 3 ans pour qu'un médicament soit remboursé : il y a une procédure européenne qui prend en moyenne une année et puis il y une procédure belge de reconnaissance puis de remboursement. Enfin, il y a les délais pour publier un arrêté royal au moniteur ".
C'est pour répondre à cette difficulté que la Ministre met en place une procédure d'urgence. " Elle permettra aux patients d'accéder plus rapidement à certaines spécialités. Il s'agit d'un système proche de l'autorisation temporaire d'utilisation qui se fait en France par exemple ".