La Semaine du Coeur débute ce lundi 23 septembre
C'est l'occasion d'attirer l'attention de nombreuses personnes quant à la prévention et les traitements des maladies cardiaques.
Au cours des 50 dernières années, la mortalité cardio-vasculaire a été reconnue
comme la cause émergente, principale, de la mortalité générale dans les pays
industrialisés.
Alors qu'elle présentait une croissance constante au cours des années
1900-1950, la compréhension de ses déterminants (étude Framingham) et la mise en
oeuvre de sa prévention ont progressivement conduit à une réduction importante, de
l'ordre de 50%.
Parallèlement se sont développés des thérapeutiques médicamenteuses, chirurgicales
et interventionnelles de plus en plus performantes.
Plusieurs études épidémiologiques ont mis en évidence que la proportion de ce
bénéfice due à la prévention était dominante, en représentant 50 à 75%. La réduction
du tabagisme, de l'hypercholestérolémie et de l'hypertension sont les principaux
mécanismes ce progrès.
Au cours des 30 dernières années, un autre phénomène a pris une ampleur
considérable dans les pays industrialisés et en cours d'occidentalisation : la montée de
l'obésité et sa conséquence directe, du diabète.
Surabondance d'aliments issus de
l'industrie agroalimentaire de masse et réduction drastique de l'activité physique liée à
l'ubiquité de la télévision sont les 2 causes de cette transformation.
Les courbes de mortalité démontrent l'impact de ce dernier phénomène, celles-ci
présentant depuis une dizaine d'années un aplatissement et même une remontée.
La prévention de l'obésité et de la sédentarité, particulièrement de l'adolescent, sont
désormais de nouvelles priorités de santé publique.