Prisons : L'Absym a rencontré Turtelboom et soutient la grève des médecins
La Chambre Syndicale des Médecins des Provinces du Hainaut et de Namur et du Brabant Wallon (membre ABSyM) soutient officiellement la grève des médecins de prison qui débutera ce mardi 1er octobre 2013. Arprès avoir rencontré la ministre Turtelboom ce matin, la Chambre considère comme totalement inacceptable de désigner des médecins de garde et, en même temps, de leur supprimer l'indemnité de disponibilité qui leur était allouée.
Ce vendredi 27 au matin, le Docteur Lemye, Président de l'ABSyM et de la Chambre Syndicale des Médecins des Provinces du Hainaut et de Namur et du Brabant Wallon, accompagné du Docteur Meganck, ont rencontré le Cabinet de la Ministre Turtelboom concernant deux problèmes : celui des médecins de prison et particulièrement de leur retard de paiement et de la suppression de leur indemnité de garde et le problème des médecins experts et des difficultés administratives et financières dans leur travail. e recours au 112, seule alternative envisageable, coûtera beaucoup plus au Ministère de la Justice qui devra mobiliser des policiers afin d'accompagner le détenu vers l'hôpital.
La question sera soumise au Kern qui aura lieu ce mardi 1 octobre concernant le budget de la justice. Nous saurons donc dans les prochains jours si un budget sera débloqué pour payer tous les arriérés d'honoraires, autre problème soulevé par les médecins de prison.
Lors de cette entrevue, la Chambre Syndicale a également demandé une simplification de la procédure d'expertise qui, loin d'engendrer de nouvelles dépenses, est au contraire susceptible de faire faire des économies.
Dans l'état actuel des choses, l'expert désigné par le tribunal doit payer lui-même les experts spécialisés dont il a besoin (les sapiteurs) et redemander des provisions. Cela entraîne une prolongation des délais, une augmentation de la charge administrative pour le greffe et pour l'expert qui doit facturer ce supplément de travail. Une simplification administrative prévoyant le paiement direct des sapiteurs représenterait une économie de temps et d'argent évidente.
Par ailleurs, les délais octroyés à l'expert médical sont souvent trop courts. En effet, lorsqu'il doit faire appel à un spécialiste pour réaliser un acte technique cela peut prendre plusieurs mois. Le dépassement prévisible de délai oblige l'expert à demander une prolongation de délai. A nouveau, cela amène à augmenter la charge administrative et les frais.
Sur ce dernier point, le cabinet de la ministre de la Justice a entendu nos propositions de modifications et s'est engagée à les étudier.