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Les médecins-chef tirent la sonnette d'alarme !

Aujourd'hui, il n'est pas rare de voir des médecins-chef d'hôpitaux psychiatriques impliqués personnellement dans les équipes mobiles, la preuve qu'ils souhaitent porter ce Projet 107. Toutefois, par la voix du Dr Jean-Louis Feys, président de la Conférence des médecins-chef des hôpitaux psychiatriques de Wallonie et de Bruxelles, les médecins-chef souhaitent tirer la sonnette d'alarme, voyant les dommages collatéraux de la réforme s'installer progressivement.

10 octobre 2013

" De mon expérience personnelle, je suis convaincu que le Projet 107 va permettre d'améliorer la qualité des soins, de réduire la durée des hospitalisations et de diminuer la fréquence des réhospitalisations. Cela dit, nous voudrions quand même attirer l'attention sur le fait qu'il reste encore, que ce soit au sein de l'OMS ou au SPF Santé publique, une vision archaïque, de l'hôpital psychiatrique ", affirme le Dr Feys, médecin-chef du centre psychiatrique Saint Bernard à Manage.
Vision archaïque et méconnaissance des pathologies
" Or, cette vision asilaire de l'hôpital psychiatrique ne correspond plus à l'hôpital psychiatrique d'aujourd'hui. Les institutions ont évolué et ont amélioré la qualité des soins. Les hôpitaux psychiatriques dépassent maintenant les normes. Par exemple, on n'est plus à 1 psychiatre pour 120 lits T. Tout le monde a renforcé ses équipes ", poursuit le médecin-chef.
Pour Jean-Louis Feys, les autorités ont donc non seulement une vision dépassée de l'hôpital psychiatrique, mais ont en plus une méconnaissance des pathologies qui y sont accueillies. " Il y a par exemple une assimilation de la psychose au retard mental, or le psychotique n'a rien à voir avec le débile mental, et donc, la question de l'intégration du psychotique se pose de manière totalement différente de celle du patient souffrant de retard mental. "
Le Dr Feys ne comprend pas non plus que l'OMS défende une augmentation du nombre de lits psychiatriques dans les hôpitaux généraux et parallèlement la fermeture de lits dans les hôpitaux psychiatriques. " Tout qui a travaillé dans un hôpital général sait qu'il n'y a ni le temps ni l'espace pour prendre en charge des pathologies psychiatriques lourdes ".
.Les médecins-chef se disent aussi inquiets des dommages collatéraux de cette réforme.

Pour plus d'informations, lire notre édtion papier de ce vendredi 11 octobre

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