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Les médecins généralistes font de moins en moins de frottis de col

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Les frottis de col de l'utérus sont de plus en plus pris en charge par les gynécologues et de moins en moins par les médecins généralistes. En 1995, les généralistes en réalisaient encore 18,5%. En 2012, ce pourcentage dégringole à 8,8%.

11 octobre 2013

La prévention du cancer du col de l'utérus reste théoriquement du domaine de compétence des médecins généralistes dans notre pays. Les sociétés scientifiques comme Domus Medica considèrent que toutes les pratiques de médecine générale doivent pouvoir les effectuer.

Mais cela n'empêche pas les médecins généralistes d'avoir perdu du terrain à un rythme accéléré en ce domaine au cours des dernières années, et ce à la faveur des gynécologues.

De nouveaux chiffres fédéraux révélés lors d'un congrès à Gand démontrent que les médecins spécialistes ont vu leur part augmenter d'année en année. Les gynécologues assument aujourd'hui autour de neuf frottis sur dix. Comptez encore un petit pourcentage réalisé par les chirurgiens et les gynécologues en formation, et vous atteignez 91,2% des interventions assumées maintenant par des médecins spécialistes.

Si on examine les chiffres absolus, on observe une hausse des frottis jusque 2008 et ensuite une tendance à la baisse.

L'inversion de la courbe en 2009 s'explique par le fait qu'à partir de cette date, le frottis de col n'est plus remboursé que tous les deux ans. Auparavant, il n'y avait aucune limite au remboursement. A partir de 2013, la règle est d'un frottis remboursé tous les trois ans.

Au fil des ans, la part assumée par les médecins généralistes n'a cessé de reculer. En 1995, les MG réalisaient encore 177.389 des 960.077 screenings effectués, soit 18,5%. 17 ans plus tard (en 2012), qu'observons-nous ? Les MG n'en réalisent plus que 8,8% (72.287/822.425), le solde étant réalisé par les spécialistes.

La Communauté flamande a lancé en août une campagne de dépistage du col de grande ampleur auprès des femmes entre 25 et 64 ans, les invitant à se faire dépister. Mais les épidémiologistes et autres spécialistes n'attendant pas grand-chose de cette initiative, le taux de réponse escompté n'étant que de 3%.

Interrogé par le Journal du médecin, Paul Vollemaere (GBO), médecin généraliste à Berchem-Saint-Agathe, estime que les gynécologues devraient, comme en Grande-Bretagne, se focaliser sur les pathologies et les cas difficiles et non sur les frottis qui constituent une médecine de première ligne. Il explique la perte de terrain des généralistes par une relative pléthore de gynécologues.

Johan Van Wiemeersch, porte-parole de l'association des gynécologues flamands, constate que le gynécologue est devenu le médecin de première ligne de la femme.

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