Les employeurs rejettent sur les syndicats la responsabilité de l'échec des négociations
Les employeurs du secteur des soins de santé ont rejeté mercredi sur les syndicats la responsabilité de l'échec, survenu lundi soir, des négociations sur une convention collective de travail (CCT) relative à l'harmonisation des barèmes des aides-soignants.
Malgré la signature, début octobre, après des mois de négociations, de quatre CCT entre syndicats et employeurs du secteur des soins de santé, et malgré le récent déblocage par la ministre de la Santé publique d'une enveloppe de 14,2 millions d'euros, les négociations sur une cinquième CCT, relative à l'harmonisation des barèmes des aides-soignants, ont échoué lundi soir. Le front commun syndical a dénoncé dans la foulée l'attitude de la fédération patronale Santhea et annoncé l'organisation d'un jour de grève, la semaine prochaine, dans certains établissements hospitaliers affiliés à Santhea.
Dans un communiqué commun, les employeurs représentés au sein de la Commission paritaire 330 (soins de santé) estiment que les négociations se sont interrompues "parce que les syndicats refusent d'intégrer des formulations suffisamment précises dans le texte de la convention".
Les employeurs, qui disent hautement apprécier l'effort poursuivi par la ministre Onkelinx pour trouver un budget supplémentaire visant à permettre l'ajustement salarial, soulignent que "toutes les parties sont d'accord pour ne l'attribuer qu'aux aides-soignants qui exercent effectivement la fonction et dès lors dispensent directement des soins au patient" et que "le financement est insuffisant pour couvrir les autres catégories".
"Vu les expériences négatives du passé", les employeurs insistent pour que les fonctions soient décrites de manière "nette et précise", afin qu'aucune incertitude n'apparaisse à l'avenir sur le fait de savoir qui a droit, ou pas, à l'augmentation barémique. "C'est précisément cette exigence que les syndicats n'acceptent pas. Etrange, car justement des définitions claires préviennent les malentendus et les questions litigieuses", conclut le communiqué.