Inspection d'hygiène à Anvers :" Un MG ne peut pas refuser un appel émanant d'une prison "
"Les détenus font partie intégrante de la population pour laquelle le service de garde de médecine générale assume sa responsabilité médicale. En conséquence, un médecin généraliste ne peut pas refuser de se rendre dans une prison qui fait appel à lui." C'est ce qu'écrit l'inspecteur d'hygiène anversois Wim Haenen en réponse à la question posée concernant la prise en charge du service de garde pendant la grève des médecins de prison.
Les pathologies rencontrées dans les prisons ne sont pas fondamentalement différentes de celles rencontrées en médecine générale, motive-t-il dans sa réponse. Envoyer des ambulances vers les prisons, comme suggéré ici et là, n'est pas une solution envisageable selon Haenen, car alors "cela pourrait créer la pénurie d'ambulances disponibles pour les interventions médicales vraiment urgentes".
"Des médecins généralistes qui refuseraient de répondre à un appel en provenance d'une prison peuvent être condamnés pour faute grave", avertit le Dr. Haenen. "Ils risquent de lourdes amendes et même une peine de prison variant de huit jours à trois mois", écrit l'inspecteur d'hygiène dans son avis au Gouverneur provincial Cathy Berx.
Les médecins généralistes anversois sont interloqués par cet avis émanant de Haenen. Aussi, des voix s'élèvent en faveur d'une réaction solidaire avec les médecins carcéraux, et en cas d'appel urgent en provenance de la prison, de l'envoi immédiat d'une ambulance.