Médecins " dangereux " : Respecter la présomption d'innocence
Le président et le vice-président de l'Absym soutiennent l'idée de Laurette Onkelinx de réagir plus rapidement contre des médecins qui commettent des fautes graves mais appellent à respecter la présomption d'innocence et à ne pas sombrer dans une justice expéditive.
Eviter le tribunal des flagrants délits et une trop grande rapidité dans l'exercice de la justice à l'encontre de médecins qui représentent présumément un danger pour le patient : c'est ce que demandent Marc Moens et Roland Lemye, vice-président et président de l'Absym, dans un communiqué.
Un médecin en exercice dangereux pour ses patients est un cas qui relève actuellement, de la compétence de l'Ordre des médecins et de la Commission médicale provinciale mais au terme de longues procédures et expertises.
Pas assez rapide pour la ministre Onkelinx qui voudrait confier cette nouvelle procédure exclusivement à la Commission médicale provinciale et non plus aux Conseils provinciaux de l'Ordre des médecins.
Le projet vise à suspendre rapidement le médecin suspect de viol, de pédophilie, de folie, en attendant la décision finale...
L'Absym n'est pas contre mais " le problème est d'éviter les abus dans ces mesures provisoires et donc des garanties et éventuellement des dommages-intérêts si une mesure provisoire a été prise sur des reproches ou des inculpations qui se révèlent ultérieurement infondées ".
Eviter les excès n'est possible qu'en garantissant la présomption d'innocence du médecin pour garantir sa réputation " en même temps que la protection des patients vis-à-vis de menaces graves ".