Procédure d'urgence pour médecins " dangereux " : à encadrer davantage
Dans une lettre rendue publique, l'Absym met en garde la ministre Onkelinx au sujet de sa volonté de mettre en place une procédure d'urgence contre les médecins représentant un danger pour les patients. Il faut selon l'Absym éviter de tomber dans l'excès inverse, passer par un magistrat compétent dans les matières médicales et prévoir des indemnités lorsqu'une réputation est salie erronément.
La ministre Onkelinx a annoncé sa volonté de mettre en place une procédure d'urgence et une procédure d'extrême urgence, selon la gravité, à l'encontre d'un médecin qui n'est manifestement plus en mesure d'exercer car il représente un danger pour ses patients.
Le projet vise à suspendre rapidement le médecin suspect de viol, de pédophilie, de folie, en attendant la décision finale.
Dans un communiqué récent, les chambres syndicales, tout en approuvant le principe, mettent la ministre en garde contre le mauvais usage qui peut être fait de ce genre de procédure d'urgence.
" Des garanties et des indemnités éventuelles doivent être prévues lorsqu'une mesure provisoire de suspension est prise sur base de plaintes et qu'elles s'avèrent ensuite sans fondement. "
Pour l'Absym, la réputation du médecin inconsidérément mis en cause, doit être protégée.
Pour ce faire, le minimum est que la décision soit prise par des magistrats compétents dans les matières médicales, comme ceux qui siègent au SECM (contrôle médical) ou au conseil d'appel de l'Ordre des médecins.