Cancer du poumon : les tests génétiques améliorent la survie
Selon une étude menée par un groupe de recherche de l'Institut Max Planck de Cologne sur 5.000 patients, il n'y a pas un, mais des cancers du poumon, et leur classification est plus complexe qu'on ne le pensait.
Jusqu'à présent, les médecins avaient établi que les cellules prélevées sur des tumeurs pulmonaires se divisaient en quatre groupes : cancer épidermoïde, adénocarcinome, carcinome à grandes cellules ou à petites cellules. Cette classification permet de déterminer le type de traitement le plus adapté et d'évaluer le pronostic.
Il est désormais prouvé que les tumeurs du poumon appartiennent en plus à différent sous-groupes. C'est en analysant le profil génétique de ces tumeurs, et donc en établissant le génome des cellules, que les scientifiques allemands ont mis en évidence l'existence des sous-groupes. Cette découverte permet de mieux connaître la composition de la tumeur, d'ajuster le traitement médicamenteux, de mieux cibler les cellules malades, et donc d'améliorer la survie des patients.
Selon les auteurs de l'étude, les patients qui ont reçu une thérapie basée sur le génome de leur tumeur ont mieux réagi au traitement. Il serait donc possible de sauver des vies en pratiquant un test génétique à chaque patient atteint d'un cancer du poumon.
Pareils résultats pourraient bien donner un coup d'accélérateur à la médecine personnalisée.
(référence: Science Translational Medicine, 30 octobre 2013, DOI: 10.1126/scitranslmed.3006802)