Les migrants auraient un impact minime sur nos systèmes de santé
Avec la crise et la nécessité de mieux contrôler les dépenses de santé, de nombreux pays de l'Union européenne songent à instaurer une taxe pour les migrants de passage venant de l'extérieur de l'Espace économique européen ou à faire facturer les consultations de soins primaires aux étrangers en situation d'irrégularité.
En Belgique, les immigrés clandestins peuvent encore accéder à ces soins primaires mais en surmontant de telles difficultés administratives qu'en pratique l'accès est difficile.
Mais quel est l'impact budgétaire réel de l'immigration sur les systèmes de santé européens? Selon une enquête de l'OCDE, publiée dans le British Medical Journal, cet impact serait proche de zéro.
Un certain nombre d'indications suggèrent que les immigrants sont en moyenne moins coûteux pour les finances publiques que les nationaux. De plus, une forte proportion de migrants n'a tout simplement pas accès aux soins de santé dans le pays d'accueil en raison du manque d'informations sur les services disponibles, les formalités administratives et l'obstacle de la langue.
Par ailleurs, un rapport récent de la Commission européenne conclut que les dépenses de soins de santé prodigués aux migrants non-actifs (étudiants, retraités) sont extrêmement faibles (moyenne européenne : 0,2%) par rapport à la dépense de santé globale du pays.
De son côté, l'organisation Médecins du Monde appelle les gouvernements européens non seulement à préserver les systèmes de santé et les mécanismes de protection sociale existants, mais même à les rendre encore plus accessibles.
(repère : BMJ, 29 octobre 2013, doi: http://dx.doi.org/10.1136/bmj.f6444)